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Demande de re-création dun GdR ISIS en Signal-Image-Vision pour 2002-2005
Patrick Flandrin, Inbar Fijalkow, Jean-Pierre Cocquerez et Catherine Lambert-Nebout
Juin 2001
Préambule
La science du signal, de limage et de la vision constitue aujourdhui une discipline à part entière. Centrale dans les Sciences et Technologies de lInformation et de la Communication, elle est actrice de leurs avancées et de leur importance croissante en ce début de XXIème siècle. Carrefour de plusieurs compétences, elle joue aussi un double rôle de discipline constituée, disposant de méthodes spécifiques, et de point de passage entre des méthodes issues dautres champs disciplinaires (mathématiques, physique, informatique, ) et des problématiques appliquées complexes, dont elle se nourrit. Associant des notions de modèles, de représentations, de traitements, dalgorithmes, darchitectures et dapplications, un nouveau paradigme sest ainsi constitué, dans la perspective dune chaîne allant du capteur à linterprétation, et une communauté sest progressivement fédérée autour de ces thèmes, grâce en particulier à lexistence de structures denvergure nationale comme le GdR ISIS. Ce document présente les motivations et propositions relatives à une demande de création d'un GdR en Signal-Image-Vision s'inscrivant dans le prolongement de l'actuel GdR ISIS. Il situe la demande dans son contexte d'évolution par rapport à la situation présente et s'appuie donc pour part sur les éléments détaillés dans les rapports d'activité d'ISIS relatifs à la période 1998-2001.
1. Rappels
1.1. La filiation
La situation actuelle dISIS est le fruit dune action continue et évolutive, soutenue depuis 1988 par le CNRS. Une première structure " Traitement du Signal et Images " (GRECO TdSI de 1988 à 1991, puis GdR TdSI de 1992 à 1995) a permis de fédérer la communauté française en signal et images. Bénéficiant du soutien du Ministère, le GdR TdSI obtint le label PRC à la fin de son second mandat, donnant naissance à une structure de GdR-PRC ISIS (" Information, Signal, ImageS ") créée pour 2 ans. Retenant ISIS comme un des 5 GdR centraux de la Section 07 du Comité National, le CNRS le reconnut pour une nouvelle période de 4 ans, de 1998 à 2001, période durant laquelle ISIS (devenu " Information, Signal, Images et viSion ") continua son effort de fédération en souvrant au thème de la vision.
1.2. Les objectifs dISIS 98-01
Lors de sa demande de création en 1997, ISIS sétait assigné comme objectifs les points suivants :
1.3. Un bilan résumé
Il est réaliste de considérer que lessentiel des objectifs fixés ont été atteints.
2. Les points forts dISIS
2.1. Fédération
De par sa volonté fédératrice, ISIS constitue aujourdhui un point de passage incontournable et une référence pour la communauté du signal et des images, à laquelle sest adjointe celle de la vision. Complémentaire dautres structures danimation et de diffusion (comme les Colloques GRETSI et RFIA, ou la revue Traitement du Signal), ISIS assure une cohésion nationale à une communauté numériquement importante (plus de 1500 membres) et répartie de façon hétérogène sur le territoire. Une part essentielle de cette cohésion est assurée par le grand nombre de doctorants participants (plus de 500), pour lesquels un réseau est en cours de mise en place. ISIS a par ailleurs joué un rôle actif dans la création dune section Signal-Images au sein du club EEA.
2.2. Communication
De façon à garantir au mieux sa mission danimation fédérative, ISIS sest doté de moyens de communication et de diffusion de linformation qui constituent aujourdhui lépine dorsale de son fonctionnement. Un serveur web (
2.3. Recherche-Industrie
Une des spécificités dISIS a été, dès ses origines (TdSI), de veiller à promouvoir, maintenir et faciliter un dialogue entre laboratoires académiques et industriels. Ceci sest concrétisé par la mise en place dun Club des Partenaires regroupant aujourdhui une vingtaine de membres. Cette structure, de vocation initiale non finalisée, permet une meilleure connaissance mutuelle et un accès facilité à linformation. Elle offre aussi un accès direct à un large vivier de compétences académiques (pour les industriels) et de problématiques industrielles (pour les laboratoires), sur la base desquelles des collaborations Recherche-Industrie et des montages de projets peuvent se construire. Par ailleurs, lexistence du Club des Partenaires a permis dassurer, de façon continue, le salaire dun ingénieur attaché au GdR et de soutenir le co-financement de plusieurs BDI CNRS.
3. ISIS et les STIC
3.1. Nouveau paysage
La création à lautomne 2000 dun nouveau Département " Sciences et Technologies de lInformation et de la Communication " (STIC) au sein du CNRS, et la volonté affichée de ce Département de re-dynamiser les GdR, ont fourni une impulsion nouvelle au souhait de la communauté signal-image-vision de donner une suite à ISIS. Allant dans le sens des souhaits du Département, ISIS a naturellement vocation à se pérenniser en un GdR orienté prioritairement vers lanimation, accompagnant la recherche française en signal-image-vision et servant de relais entre la communauté concernée et la Direction du Département STIC.
3.2. Assemblée Générale et inter-GdR
Réuni en Assemblée générale les 2-4 mai à Hourtin, ISIS a ainsi affirmé sa volonté de poursuivre, en la re-définissant dune façon plus adaptée à ses besoins, la dynamique actuelle. Tout en souhaitant préserver lessentiel de lhéritage acquis, il est cependant apparu que des évolutions étaient nécessaires pour mieux rendre compte à la fois de la réalité du fonctionnement dISIS, et de directions et modes dactions nouveaux lui semblant plus appropriés.
Les deux points forts de cette évolution (détaillés aux points 5 et 6 ci-dessous) sont un recentrage de lactivité sur les missions danimation et une simplification du fonctionnement. Cette évolution est cohérente avec les positions affichées par linter-GdR qui regroupe les 4 autres " gros " GdR actuels de la Section 07 (ALP, ARP, I3 et Automatique).
4. Réaffirmer les objectifs
Dune manière schématique, trois objectifs semblent prioritaires pour un GdR danimation, que lon peut décliner sous les vocables daccompagnement, de fédération et de diffusion.
4.1. Accompagner la recherche
A léchelle nationale, la réalité des pratiques de la recherche est hétérogène. Des équipes intéressées par une même thématique peuvent être de tailles très diverses, leur environnement très varié (marquant en particulier un clivage souvent net entre Paris et la Province), et la façon même dont la recherche est conduite dans les différents laboratoires est multiforme. Le premier objectif est ainsi de limiter des formes inutiles de redondance et de dispersion, et de rassembler des efforts qui sinon, faute dune masse critique suffisante, auraient de moindres chances daboutir. Cette volonté passe en particulier par un soutien de facto aux équipes petites et/ou isolées, en leur permettant dappartenir à une structure (" sans murs ") plus vaste et mieux armée pour conduire une recherche dexcellence et monter des projets.
4.2. Fédérer une communauté
Le deuxième objectif est de fédérer lessentiel de la communauté signal-image-vision en circonscrivant et en couvrant un champ disciplinaire identitaire dans lequel elle se reconnaisse. Il y a là un pré-requis nécessaire pour une ouverture constructive vers dautres communautés (inter-GdR, Mathématiques, Physique,
), ouverture qui est bien sûr souhaitable et dores et déjà pratiquée.
4.3. Favoriser la diffusion de linformation
Le troisième objectif est de favoriser la circulation de linformation, aussi bien au niveau du fonctionnement de la structure (annonces, comptes-rendus, appels,
) quà celui de la production scientifique proprement dite (rapports, thèses, bases de données, pré-tirages,
). Accroître et diversifier les modes de diffusion, en particulier via le serveur et des services associés (listes de diffusion, forums,
) doit pouvoir permettre de pratiquer et dafficher une science " ouverte ".
5. Recentrer les missions
Sous sa forme actuelle, ISIS ressemble par bien des aspects à une " société savante ", en conséquence de la prise en charge progressive dun certain nombre de missions venant se superposer à celles danimation, dincitation et de valorisation qui étaient au cur de lidée de GdR qui a prévalu jusquà présent. Si cette multiplication des missions est révélatrice de dynamisme, elle présente aussi le danger de pouvoir conduire à une forme de dispersion. Cest en particulier le cas pour le volet de la valorisation qui, aujourdhui, a davantage sa place dans le cadre de grands réseaux nationaux (RNRT, RNTL,
) que dans celui dun GdR, même si lon peut voir la participation à des projets de cette nature comme une prolongation naturelle dactions initiées dans un GdR.
5.1. Animation
Laboratoire sans murs, un GdR a tout naturellement vocation à offrir à ses participants un séminaire national, plus récurrent (et plus ouvert) que les colloques fréquentés par la communauté. Il peut ainsi offrir un cadre pour des Journées Thématiques dintérêt assez large, ainsi que pour des sessions d'échanges et de réflexion quant aux thématiques les plus actuelles de la discipline et à ses orientations. Parallèlement à lactivité déchange, il est nécessaire que lanimation se structure également par des actions plus ciblées, susceptibles dêtre un lieu de production scientifique propre. Ce sont ces deux aspects de lanimation quISIS se propose de privilégier.
5.2. Incitation
Sans aller jusquà la valorisation, ISIS se propose cependant de maintenir en son sein un niveau dincitation tirant profit du dialogue quil a su instaurer, via son Club des Partenaires, entre laboratoires académiques et industriels. Une possibilité daction en ce sens est en discussion avec la Direction de la Technologie du Ministère de la Recherche, l'idée étant d'offrir un soutien spécifique à des montages de projets associant plusieurs équipes académiques et un (ou des) membre(s) du Club, dans une perspective préparatoire à des actions de plus grande envergure.
5.3. Autres missions
Parallèlement à l'animation et à l'incitation, d'autres missions pour lesquelles des efforts importants ont été faits dans le passé resteront assurées, sans être prioritaires. Il en est ainsi du projet de réseau de doctorants en signal et images et de ses déclinaisons (échanges, journées des doctorants,
), du co-financement (via le Club des Partenaires) de BDI CNRS et, dans une mesure liée davantage à des laboratoires qu'au groupement dans son ensemble, d'une veille active et d'une aide quant à la possibilité d'actions au niveau européen.
6. Le cadre général proposé
La composante d'animation sera principalement déclinée en Thèmes et Actions.
6.1. Décloisonner (les Thèmes)
L'expérience a prouvé que la granularité d'un GdR décliné en 10 Groupes Thématiques (GT) était sans doute trop fine, la réalité de l'activité se plaçant le plus souvent, soit à un niveau (plénier) inter-GT, soit dans le cadre d'Opérations Thématiques (OT) plus ciblées. La proposition nouvelle est de dégager 5 grands Thèmes couvrant le champ thématique identitaire du GdR, prenant acte d'évolutions et de rapprochements naturels, et favorisant une animation d'échange moins cloisonnée. Tout en conservant aux Thèmes mis en avant une assise suffisamment large, leur choix correspond aussi au souci de favoriser l'émergence de directions de recherches innovantes.
6.2. Affranchir (les Actions)
Une deuxième proposition est de promouvoir des Actions, sur le modèle initial des OT d'ISIS. La nouveauté est de ne pas nécessairement concevoir ces Actions comme structurellement dépendantes d'un Thème particulier (ainsi que l'étaient les OT vis-à-vis des GT), et ceci pour deux raisons : la première est de permettre une plus grande transversalité, et la deuxième de garantir une plus grande autonomie. Une autre volonté est que les Actions puissent être lancées au fil de leau, de manière plus réactive par rapport à des propositions dactualité.
7. Les structures danimation
7.1.Thèmes
Les 5 Thèmes retenus sont les suivants :
A - Signal et Information : Théorie et Méthodes
B - Forme, Mouvement, Structure de Scène
C - Adéquation Algorithme Architecture
D - Télécommunications : compression, transmission, protection
E Images, Modèles et Systèmes : Traitement, Analyse, Indexation
Ces 5 Thèmes (dont une description plus détaillée est donnée en Annexe A2) dessinent une carte thématique générale. Celle-ci décline schématiquement les 3 directions méthodologiques centrales du GdR (Information et Signal en A, Images en E et Vision en B) ; elle lui adjoint un axe applicatif prioritaire (les Télécommunications en D) et un axe transversal en C (l'Adéquation Algorithme Architecture).
La carte thématique ainsi proposée offre avant tout un cadre daccueil pour
Les journées thématiques seront un lieu privilégié pour ouvrir le GdR à linterdisciplinarité et établir des passerelles avec d'autres communautés, que ce soit à lintérieur de linter-GdR de la Section 07 (par exemple, avec lAutomatique pour le Thème A, ALP pour le Thème B, ARP pour les Thèmes C et D, I3 pour le Thème E) ou à lextérieur (par exemple, avec les Statistiques pour le Thème A, le GdR MSPC pour les Thèmes A et B,
). Elles pourront en outre être organisées dans le cadre de partenariats avec dautres structures (Section Française de lIEEE, SEE, Section Signal-Images du Club EEA,
).
7.2. Actions
En complément de la vocation de lieu déchange offerte par les journées thématiques, une structure dActions sera proposée, en tant que lieu de production scientifique (au sens large). Le dénominateur commun des Actions peut se résumer en 4 points :
Ce schéma, qui sinspire de lidée initiale des Opérations Thématiques mises en place dans ISIS, offre plusieurs déclinaisons possibles (rédaction dun ouvrage, dun rapport de synthèse, comparaison de méthodes, constitution dune base de données, " groupe de travail " de taille réduite,
), la condition nécessaire à la constitution dune Action étant lidentification claire de la valeur ajoutée qui est apportée par son déroulement au sein du GdR.
On ne manquera pas de remarquer que, telle quelle est définie, cette notion dAction sapparente fortement à celle dAction Spécifique instaurée par le Département STIC et le Ministère de la Recherche (même si ces dernières sont sans doute davantage tournées vers linter-disciplinarité, y compris vers lextérieur du Département). Il y a là plus convergence que redondance, dans la mesure où le GdR pourra aider au montage dActions et à leur reconnaissance par le CNRS et le Ministère, et où réciproquement, des Actions Spécifiques déjà constituées pourront sinscrire dans la dynamique du GdR.
7.3. Autres formes
Comme cela est déjà le cas dans la forme actuelle dISIS, dautres rendez-vous annuels ponctueront la vie du GdR, comme la Journée des Partenaires et le Forum des Doctorants.
8. Le fonctionnement
Le fonctionnement (dont le détail nominatif est donné en Annexe A1) sera assuré par une structure de taille assez réduite, déclinée de la façon suivante :
Le Comité de Pilotage (dont les animateurs de Thèmes) apparaîtra ainsi comme un régulateur de lactivité scientifique du Groupement, intervenant en tant que force de sollicitation et dévaluation interne. Il serait souhaitable que cette dernière soit doublée dune évaluation externe, mais la nature même dun grand Groupement communautaire rend la constitution dun Comité Scientifique, externe et compétent, difficile. Une solution sera sans doute de recourir à des solutions dexpertise ciblées suivant les besoins, à laide de collègues européens francophones.
9. Moyens demandés
Depuis sa création, le GdR ISIS dépend de la Délégation Régionale Paris A du CNRS et est hébergé par lENST Paris. Ces deux caractéristiques sont à préserver, lENST offrant en particulier une logistique inestimable au niveau des salles quelle met à la disposition du GdR pour ses nombreuses réunions, et un hébergement pour le serveur et lingénieur qui en a la charge.
De façon plus cruciale encore, lENST a jusquà présent assuré le salaire de la gestionnaire du Groupement, mais cette situation prendra fin en février 2002. Etant donné la taille actuelle et future dISIS (voir en Annexe A3 les chiffres résumés de ses effectifs), il est indispensable quune solution de continuité puisse être trouvée, la présence dune personne explicitement affectée à la gestion étant incontournable pour la poursuite de ses missions. De façon à assurer lavenir et à préserver les liens fructueux qui ont toujours existé entre le GdR ISIS et lENST, la demande faite au CNRS est quun emploi dITA (" Administrateur Gestionnaire ") soit affecté pour moitié à ISIS et pour moitié à lURA 820.
Hors le poste dITA demandé, une évaluation du budget prévisionnel dISIS est donnée en Annexe A4. Sur la base d'un soutien des partenaires industriels qui se maintiendrait au niveau moyen de celui atteint ces dernières années, l'équilibre budgétaire conduit à demander au CNRS un soutien de base de 500 kF/an.
Annexe A1. Organigramme du fonctionnement
Annexe A2. Description des Thèmes
Thème A Signal et Information : Théorie et Méthodes
Le contexte scientifique des recherches relevant du Thème A est orienté vers les aspects méthodologiques (ou transverses) communs à de nombreuses applications en traitement du signal, ainsi que vers des thèmes applicatifs (problèmes inverses, modèles de poursuite, séparation de sources, modèles à mémoire longue,...), liés à des questions plus ciblées, correspondant, en général, à une application particulière.
Les principaux thèmes méthodologiques regroupent des problématiques issues de :
Les travaux seront effectués dans un large esprit d'ouverture vers les autres communautés, tout en respectant la spécificité dISIS. Une des perspectives du Thème A sera, en faisant évoluer les thématiques développées en son sein, d'attirer davantage de chercheurs de laboratoires de mathématiques appliquées, afin de favoriser l'émergence de recherches interdisciplinaires en statistique, analyse harmonique, théorie de l'information et traitement du signal et des images.
Thème B Forme, Mouvement, Structure de Scène
Le Thème B se propose dexplorer, selon une approche " orientée modèles ", les problématiques liées à l'analyse de forme et de scène (naturelle, virtuelle ou hybride), statiques ou dynamiques, en imagerie multidimensionnelle. Conjointement aux aspects théoriques, ce Thème s'intéresse à la mise en uvre des modèles, tant au niveau des méthodes numériques (schémas, complexité, convergence, stabilité, précision) que sur le plan algorithmique (structures de données, implantations). Les domaines d'applications apparaissent extrêmement vastes et font partie intégrante des préoccupations du Thème B. Ces domaines, directement reliés aux orientations et priorités sectorielles définies au niveau national (Actions Spécifiques CNRS-STIC, ACI, RNRT, RNTS, RIAMM,
) et européens (5ème et 6ème PCRD) incluent :
De façon plus fine, les Thèmes couverts se déclineront en 5 axes :
Le Thème B souhaite promouvoir la coopération méthodologique pluridisciplinaire au travers de Journées Thématiques communes avec les autres Thèmes du GdR ISIS. Parmi les synergies envisageables, on peut citer la modélisation de la variabilité morphologique, le filtrage statistique de forme/mouvement et lanalyse de séries temporelles (Thème A) ; létude d'algorithmes spécifiques en adéquation avec une architecture dédiée pour un traitement temps-réel vidéo (Thème C) ; le codage de formes non rigides et la protection de contenus 3D (Thème D) ; lindexation par le mouvement et par la forme (Thème E).
Le Thème B insiste également sur l'ouverture conceptuelle vers les domaines connexes de la physique (champs, milieux), des mathématiques fondamentales (analyse différentielle, EDP, probabilités et statistiques) et des mathématiques appliquées (optimisation, analyse numérique). Ce dernier point se traduira via des collaborations inter-GdR (Journées Thématiques et Actions Incitatives communes), notamment avec les GdR MSPC pour la composante mathématiques, ALP pour les aspects de simulation et dinfographie, I3 sur les thématiques réalité virtuelle/hybride et les interfaces homme - machine, et CASSINI en ce qui concerne les systèmes d'information géographique.
Thème C Adéquation Algorithme Architecture
Les recherches en traitement du signal et des images conduisent généralement à des algorithmes qui sont implantés sur stations de travail afin de les simuler. Les applications industrielles qui utilisent ces algorithmes nécessitent de réaliser leurs implantations sur des architectures spécifiques de calculateurs et/ou de circuits intégrés, car il s'agit de respecter des
contraintes de temps réel (plusieurs latences et cadences dans les cas les plus complexes) et des contraintes d'embarquabilité (encombrement, consommation,
).
Le Thème C, qui joue donc un rôle transversal vis à vis des autres thèmes à l'origine des algorithmes à implanter, traite de cette problématique particulièrement difficile à maîtriser dans un contexte où, aussi bien les processeurs qui sont la base des calculateurs que les circuits intégrés spécifiques, évoluent très rapidement.
L'adéquation algorithme architecture consiste à étudier simultanément les aspects algorithmiques et architecturaux en prenant en compte leurs inter-relations. Ceci conduit à développer des méthodologies, plus ou moins formelles, permettant de réaliser l'implantation optimisée d'un algorithme (minimisation des composants logiciels et matériels) tout en réduisant les temps de développement. On vise à améliorer d'une part les techniques de prototypage rapide pouvant aller jusqu'à la production de code de série et d'autre part la conception conjointe logiciel-matériel. Les méthodes formelles utilisent des modèles mathématiques pour décrire l'algorithme, l'architecture et les implantations possibles en tenant compte des contraintes de temps réel et d'embarquabilité. Ceci permet d'effectuer des vérifications formelles le plus tôt possible dans le cycle de développement conduisant à diminuer les tests en temps réel, de poser des problèmes d'optimisation pour dimensionner au mieux les architectures, et enfin de générer automatiquement du code sûr et efficace sous la forme d'exécutables pour les calculateurs et de " net-lists " pour les circuits intégrés. Dans ce contexte, il est indispensable de suivre l'évolution des applications et celle de la technologie de l'électronique numérique et analogique qui constitue les fondements des architectures.
Notre communauté entretient depuis des années des relations avec la communauté ARP des architectures généralistes, du temps réel et des réseaux, aussi bien que du parallélisme qui joue un rôle fondamental dans nos approches méthodologiques. Nous voulons accroître ces relations ainsi que celles établies avec la communauté CAO en ce qui concerne les outils logiciels associés à nos méthodologies.
Thème D Télécommunications : compression, transmission, protection
Le Thème D fédère les personnes et laboratoires travaillant sur la problématique des couches basses des télécommunications (essentiellement transmission et accès multiple), sur les applications liées à la compression des sources (compression audio, parole et vidéo) et sur la protection des données dans le but d'éviter essentiellement le piratage. Le domaine couvert considère des sources d'information que l'on comprime afin de les transmettre ou de les inclure dans une base de données. Ces données sont éventuellement protégées par un tatouage. Elles sont ensuite transmises sur des canaux qui peuvent être satellites, radio, filaires,... Bien sûr, il peut y avoir plusieurs utilisateurs qui partagent la ressource, ce qui impose aussi l'étude de l'accès multiple.
Ce Thème devrait, de plus, être ouvert à des collaborations avec d'autres domaines. Parmi ces collaborations " transversales ", on peut citer :
Evidemment, aux thématiques développées ci-dessus et qui montrent les possibilités d'ouverture des domaines couverts par l'axe D, se superposent des thématiques internes. Si on considère que le domaine va du codage de source vers l'accès multiple en passant par la protection et la transmission, on peut citer les thématiques suivantes :
On voit la richesse de ce futur axe D à l'intérieur duquel devraient se développer non seulement des sujets relativement classiques, mais aussi de nouveaux domaines qui permettront l'apparition de nouveaux systèmes permettant l'échange de médias de plus en plus variés dans des conditions de propagation difficiles et entre plusieurs acteurs.
Thème E Images, Modèles et Systèmes : Traitement, Analyse, Indexation
Dans la chaîne de traitement, l'activité relative à ce Thème se situe principalement dans les étages amont. A partir de la matière de base (données " pixel "), l'objectif est d'extraire l'information pertinente afin d'alimenter les systèmes situés en aval : bases de données, systèmes de décision, interprétation de haut niveau,... Dans ce domaine, les progrès viennent de la définition et de l'exploitation de modèles décrivant les données et/ou les traitements, permettant d'incorporer les connaissances a priori, tout en restant suffisamment simples pour être exploitables sur des données volumineuses. Les domaines concernés comprennent :
Grâce aux nouveaux dispositifs d'acquisition d'images en 2D ou 3D, les domaines d'application de l'imagerie s'accroissent. Parmi ceux-ci, on peut citer la gestion de bases de données multimédia (notamment les documents audiovisuels), la télédétection (par satellites ou non), lanalyse de matériaux par microscopie (nombreux secteurs industriels), la prospection sismique, limagerie biomédicale,... L'exploitation de ces systèmes n'est possible que si leur fiabilité est garantie et la complexité de leur mise en uvre maîtrisée. Les systèmes de traitement doivent notamment prendre en compte :
Un certains nombre de modèles sont disponibles : modèles statistiques, structurels, morphologiques, variationnels,... Ils sont issus soit de la communauté signal-image, soit de communautés voisines (physique, mathématique, biologie, ...). L'enjeu est de faire converger et co-exister ces différents modèles, d'intégrer des sources d'informations auxiliaires, de traiter la fusion d'analyses hétérogènes (parole, image) et de fournir une méthodologie pour le dimensionnement et le paramétrage de ces systèmes.
A3. Effectifs
Sous sa forme actuelle, ISIS comporte de lordre de 1700 inscrits, répartis en :
140 équipes regroupant
Un décompte détaillé de cette participation peut être trouvé sur le serveur du groupement, aux deux adresses :
A4. Budget
Dépenses prévisionnelles (en kF/an)
Recettes nécessaires (en kF/an)
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