AnnonceLe traitement d'images de télédétection regroupe un large champ d'activités, tant au niveau méthodes qu'au niveau applicatif. Les équipes de recherche qui travaillent sur le sujet sont nombreuses ; il est intéressant d'essayer de faire un panorama de ces équipes et de leurs activités au niveau français.
L'objectif de cette journée est de créer des liens entre les équipes de traitement d'images de télédétection et de faire émerger des thèmes particulièrement actifs. Ces thèmes peuvent être liés aux spécificités des données de télédétection, aux méthodologies propres à l'observation de la terre, ou à l'émergence de besoins applicatifs. Ils pourront ensuite faire l'objet d'actions dans le cadre du GdR ISIS ou du CCT TSI du CNES.
Appel à participation : toutes les équipes intéressées par présenter leurs activités de télédétection sont les bienvenues. Merci de contacter l'un des organisateurs !
ProgrammeDEROULEMENT DE LA JOURNEE
- série d'exposés de synthèse liés à différents types d'imagerie de télédétection,
- informations sur des organismes fédérateurs (Chapitre Géosciences d'IEEE France, SFPT, ISPRS, PNTS) ou logiciels (OTB),
- présentations synthétiques des laboratoires et cartographie des activités,
- discussion sur des thèmes possibles de journées.
PROGRAMME
- 9h30-9h45 : Ouverture de la journée
- 9h45-10h15 : Traitement d'images pour les missions d'observation de la Terre : exemple du CNES (C. Tison, CNES)
- 10h15-11h : Imagerie aérienne optique (D. Boldo, IGN)
- 11h-11h45 : Imagerie radar (R. Touzi, Centre Canadien de Télédétection)
- 11h45-12h30 : Assimilation de données (O. Titaud, INRIA, Projet MOISE)
-12h30-14h00 : pause déjeuner
- 14h00-14h45 : Imagerie hyperspectrale (X. Briottet, ONERA)
-14h45-15h30 : IEEE Geoscience (J. Chanussot), PNTS (François-Marie Bréon), ISPRS (N. Paparoditis), SFPT (S. Airault), OTB (J. Inglada)
-15h30-16h : présentation des laboratoires (“2minutes-2planches”) et cartographie
-16h-16h30 : discussion sur les thèmes des futures journées
Informations pratiques : il est demandé aux laboratoires désirant présenter leurs activités d'envoyer un pdf (ou ppt) commençant par le nom de leur laboratoire (si possible avant jeudi midi). Les présentations auront lieu dans l'ordre alphabétique des laboratoires.
Résumés:
Présentation de D. Boldo
Titre Imagerie aérienne optique
L'imagerie aérienne optique permet d'accéder à de la très haute résolution
(de sub-métrique à sub-décimétrique), avec des conditions atmosphériques
maitrisées. De plus, il est facile d'avoir de forts recouvrements entre
les images, et donc de la multiscopie. Cependant, elle est généralement
limitée aux zones d'intérêt notamment les zones urbaines.
Dans cet exposé, après un rapide état de l'art des capteurs aériens, nous
proposons un survol des techniques permettant de reconstruire des modèles
3D urbains à partir de ce type d'imagerie.
Dans un premier temps, nous présenterons la chaîne Bati3D qui permet
d'obtenir des modèles vecteurs à partir d'une base de donnée 2D et
d'images aériennes. Puis, nous verrons les recherches visant à
s'affranchir des bases de données 2D. Ensuite, les travaux sur la
reconstruction d'autres éléments de la topographie urbaine seront
présentés : les marquages routiers, les superstructures et la végétations.
Notre but est d'obtenir une modèle urbain 3D réaliste de manière aussi
automatique que possible.
Présentation d'O. Titaud
Titre : Assimilation de données - Assimilation de séquences d'images
Résumé :
Pour réaliser une prévision de l'état d'un système dynamique
toutes les informations disponibles sur ce dernier
doivent être prises en compte : de nature très différentes, elles se retrouvent sous la forme d'un ensemble d'EDP non linéaires (information de type mathématique),
de mesures in-situ et de télémesures (information de type physique),
de statistiques et enfin de d'informations qualitatives.
La prévision est produite par l'intégration d'un modèle à partir d'un état initial
auquel l'évolution du système est très sensible.
L'enjeu est donc de déterminer de façon cohérente
les champs initiaux à partir de ces sources d'informations hétérogènes.
Au début des années 80 des techniques appellée assimilation de données variationnelles
(issues de la théorie du contrôle optimal) ont été
proposées pour accomplir cette tâche. Ces techniques
sont maintenant adoptées par les principaux centres de prévision météorologique.
Depuis quelques décennies, un grand nombre de satellites dédiés à l'observation
de la Terre ont été mis en orbite afin d'enrichir nos connaissances sur l'atmosphère
et les océans. Ils nous fournissent notamment des images à fort potentiel
prédictif car elles contiennent clairement des informations sur la dynamique
des systèmes ainsi observés. A l'heure actuelle, ces informations ne sont
malheureusement pas utilisées de façon optimale en conjonction avec
les modèles numériques.
Cet exposé a pour but de présenter dans un cadre général
la technique de l'assimilation de données variationnelle classique d'une part
puis son extension au cas où les données sont des séquences d'images d'autre part.
Dans cette deuxième partie deux approches seront abordées :
la première est fondée sur une loi de conservation de la luminance ;
elle permet d'estimer des champs de vitesses qui sont ensuite injectés
comme des observations dans le schéma d'assimilation de données classique:
on parle de pseudo-observations.
La deuxième consiste à générer une séquence d'images synthétiques à partir du modèle
qui sera ensuite comparé (dans un espace adapté) avec la séquence observée :
on parle d'assimilation directe de séquences d'images.
Des résultats numériques obtenus à partir d'expériences jumelles
simulant la dérive d'un tourbillon soumis à la force de Coriolis seront présentés.